Les villages abandonnés d'Humberstone et Santa Laura proche d'Iquique
Après une aventure incroyable à San Pedro de Atacama et une ascension à 5604 m d’altitude, je continue et termine mon aventure chilienne au nord du pays, dans la ville d’Iquique. Cette destination est tournée sur la visite de deux villages abandonnés à 50 km de la ville, par un vol en parapente et par la visite d’un musée en hommage à un navire maritime.
Qui n’a jamais rêver de pouvoir visiter un village abandonné et d’essayer d’imaginer ce que pouvais vivre certaines personnes. Avec la visite d’Humberstone et de Santa Laura, tu auras la possibilité d’imaginer la vie et le travail de certaines personnes à une époque importante du Chili. Partons ensemble découvrir ces deux villages abandonnés plein d’histoire et de vie.
Sommaire
Quelques informations sur Iquique ?
Au cœur de la ville d'Iquique
Iquique est une ville portuaire située dans le nord du Chili dans la région de Tarapacá. La ville est bordée par l’océan Pacifique à l’ouest et est entourée par les montagnes du désert. Elle a une histoire riche et variée, en grande partie par son port et son importance dans l’industrie minière du salpêtre au 19è siècle. Je vous présenterai plus bas, deux villages abandonnés sur le sujet du salpêtre.
En 1572, Iquique est conquis par les Espagnols et fut rattaché à la royauté du Pérou de l’époque. La ville et la province qui l’entoure furent annexées par le Chili en 1885, à la suite de sa victoire dans la guerre du Pacifique de 1879 à 1884, opposant le Chili au Pérou et à la Bolivie. Économiquement, la ville est centrée sur l’industrie minière, mais au fil du temps, le tourisme est devenu un secteur important, en raison des plages de sable fin et des attractions naturelles de la région.
La ville attire les voyageurs grâce à ses nombreuses plages, telles que Cavancha et Playa Brava, offrant des conditions idéales pour la baignade, le surf et la détente au soleil. Une autre activité est aussi possible en plein air : un vol en parapente au-dessus de la dune du dragon.
Comment accéder à Iquique ?
Il existe plusieurs façons d’accéder à Iquique :
- L’aéroport le plus proche de la ville est l’Aéroport International Diego Aracena, situé à environ 45 kilomètres au sud du centre-ville.
- De mon côté, j’ai opté pour le bus pour venir jusqu’à Iquique depuis Calama. Le terminal de bus principal se trouve dans le nord de la ville.
- Si vous préférez conduire, vous pouvez accéder à la ville en voiture depuis d’autres villes chiliennes ou depuis les pays voisins, comme le Pérou. Les principales routes d’accès sont la route Panaméricaine (route n°5) puis la route n°16.
Visite d'Humberstone et Santa Laura : témoignage du passé industriel et minier au Chili
Au cœur du désert d’Atacama, se trouvent les villages fantômes d’Humberstone et de Santa Laura, des vestiges fascinants de l’ère industrielle chilienne. Situés à 50 km à l’Est d’Iquique, ces deux villages sont des témoins d’une époque maintenant révolue, où le nitrate de sodium était roi dans le pays et où des milliers de personnes vivaient et travaillaient dans des conditions difficiles.
Pour venir visiter Humberstone et Santa Laura, des bus partent régulièrement du marché d’Iquique. Compter environ 40 minutes de trajet, et préciser au chauffeur de vous déposer pour la visite d’Humberstone. Il vous déposera à l’arrêt de bus le plus proche, il vous restera 10 minutes à pied pour rejoindre l’entrée. Pour revenir, il suffit d’attendre le retour d’un des bus vers la route. Le billet comprend la visite d’Humberstone et de Santa Laura.
Humberstone, le lieu de vie
Cette Salitreta, autrement dit une usine de traitement du salpêtre, a été fondée sous le nom de « La Palma » en 1872. Humberstone tire son nom de James Humberstone, un homme d’affaires anglais qui a joué un rôle crucial dans le développement de l’industrie minière au Chili à la fin du 19è siècle. La découverte de gisement de nitrate de sodium, aussi appelé salpêtre, a déclenché une ruée vers cette ressource utilisée pour la fabrication d’engrais et d’explosifs. Une époque où l’industrie et l’agriculture, dans le pays, étaient en plein essor.
Au début du 20è siècle, le village était devenu un centre vital de production de nitrate, attirant de nombreux travailleurs chiliens, mais aussi étranger. On pouvait compter jusqu’à 3000 personnes au plus fort de l’activité. Le village disposait de toutes les infrastructures nécessaires, comme des maisons, des écoles, un hôpital, une église, un théâtre, et même une piscine.
Cependant, l’âge d’or de Humberstone fut rapide. L’industrie minière du nitrate naturel a commencé à décliner dans les années 1930 avec l’émergence de nouvelles technologies de production de nitrate synthétique, et d’un marché mondial de plus en plus conséquent. À partir de là, les entreprises minières ont fermé leurs portes, les travailleurs ont déménagé vers d’autres régions pour retrouver un autre travail, et Humberstone a commencé à décliner.
Le village a été officiellement abandonné dans les années 1960, laissant derrière lui des bâtiments en ruine et des vestiges d’un passé glorieux. Puis la nature a repris ses droits accélérant la dégradation de certaines parties du village. En 1971, les villages sont déclarés comme monument national et en 2005, au patrimoine mondial de l’UNESCO. Aujourd’hui, Humberstone est une destination prisée pour les voyageurs en recherche d’insolite et d’histoire. Les visiteurs peuvent explorer les rues désertes du village, mais aussi parcourir les anciennes usines en s’enfonçant dans ce périmètre poussiéreux.
Au fond du village, les anciennes usines qui servaient pour l’extraction du nitrate sont encore présentes, certaines en meilleur état que d’autre. C’est ici, que l’on peut aussi observer les voies ferrées qui reliaient Santa Laura, où les infrastructures industrielles étaient les plus conséquentes. Des visites guidées sont aussi disponibles pour ceux qui souhaitent en apprendre davantage sur l’histoire du lieu. Personnellement, j’ai fait le choix de le vivre seul et plus tranquillement en observant les moindres recoins pendant ces nombreuses heures.
Santa Laura, le lieu de travail
À quelques kilomètres d’Humberstone, se trouve Santa Laura. Les deux villages sont étroitement liés, les deux rejoints, à l’époque, par des voies ferrées. Humberstone était le lieu de vie principal, Santa Laura, le lieu de travail. Dès l’entrée, on remarque l’année 1872 inscrite sur le panneau en bois, année de fondation des deux usines. Quelques centaines de mètres plus loin, une maison est encore intacte, une fois à l’intérieur, je remarque que c’est un musée avec différentes informations sur la vie de l’époque, et l’histoire des deux villages.
L’usine industrielle qui permettait l’extraction principale du salpêtre est encore là, présente au centre du lieu. Son bois attaqué avec le temps, par le vent, le sable, les changements de température, et bien d’autres forces de la nature, mais toujours présente, pour raconter son histoire et celle des ouvriers de l’époque. En prenant de la hauteur, au-dessus de la maison accueillant le musée, on remarque au loin, un stade avec deux paniers de baskets. De l’autre côté, dans les maisons très fragilisées, on peut retrouver quelques photos prises de l’époque, où l’on voyait les trains de marchandises faire les navettes entre les deux villages.
Ce jour-là, je n’ai croisé que 3 personnes, Humberstone et Santa Laura étaient mon terrain de jeu. La visite d’Humberstone et de Santa Laura est une expérience inoubliable qui offre un aperçu très intéressant de l’histoire du Chili sur l’aspect industriel. Pendant cette journée, j’avais l’impression d’y être, de ressentir toute l’histoire vécue auparavant.
Mention(s) spéciale(s) : Musée et Parapente
Museo Esmeralda
Ce musée est la représentation grandeur nature de l’unité marine de l’époque chilienne lors des combats pendant la bataille navale d’Iquique de l’année 1879. Cet affrontement s’est fait durant la guerre du Pacifique, conflit entre le Chili, et l’alliance entre le Pérou et la Bolivie. 13 scènes et 59 points d’intérêts différents pour vous plonger dans l’histoire maritime, le fonctionnement et recréer ce qu’était la vie sur le bateau.
Vous pouvez réserver votre billet directement via le site internet du musée pour une visite guidée. Pour les visites libres et audioguidées, les billets se prennent directement sur place. Personnellement, j’ai pris la visite audioguidée, pour prendre mon temps et avoir les explications souhaitées.
Vol en parapente
En venant à Iquique, je savais qu’il était possible de faire du parapente en partant d’Alto Hospicio, au-dessus de la dune du « dragon ». Ni une ni deux, je me renseigne sur les différentes agences présentes ici. Après comparaison, je réserve auprès de l’agence Parapentes en Iquique pour un vol d’une durée de 20 minutes environ, photos + vidéos inclus dans le pack pour équivalent à 50 euros. Il est possible de les contacter directement par WhatsApp pour la réservation.
L’agence est venue très gentiment me chercher à mon logement sans rien demandé en plus. Une première approche très agréable, ce jour-là, nous n’étions que deux à voler. Malgré une météo très grisée, l’expérience fut très intéressante au-dessus de la ville, des dunes, et par la suite de l’océan Pacifique, avant d’atterrir sur la Playa Brava. Je recommande !
Qui suis-je ?
Je m’appelle Damien, je suis Travel planner et le créateur de l’entreprise Du rêve aux souvenirs.
Signe astro : Voyageur – Ascendant : Backpacker – Film préféré : Into the Wild #clichéduvoyageur
J’ai décidé de tout plaquer pour suivre la passion du voyage qui m’anime depuis maintenant plus de 8 ans.
Mon travail consiste à créer et à planifier ton voyage en fonction de tes envies, de tes besoins et de ton budget. Un voyage qui te ressemble ! Plus d’infos 👈