Visite d'Alta Gracia, une petite ville bien sympathique à 40 km de Córdoba
Après avoir découvert la Sierra de las Quijadas, dans la province de San Luis, une nouvelle région s’offre à moi, celle de Córdoba. Ici, je ne vais pas vous parler de la deuxième plus grande ville d’Argentine, mais bien d’Alta Gracia, située à 40 km de Córdoba, et chef-lieu du département de Santa Maria, qui a accueilli pendant son enfance Ernesto Guevara, dit le « Che ».
Quelques informations sur Alta Gracia ?
Alta Gracia est une petite ville paisible, de la province de Córdoba, avec de nombreuses petites ruelles, parcs ombragés et estancia jésuite. Il existe deux solutions pour accéder à la ville, le bus ou la voiture. Le plus simple reste de partir de la ville de Córdoba, et prendre un bus depuis le terminal de bus. Toutes les 15 minutes, un départ se fait pour Alta Gracia. Toutes les informations des bus peuvent se trouver ici. Si vous êtes en voiture, la route n°5, rejoins très facilement la ville depuis Córdoba.
Lago Tajamar
Au centre d’Alta Gracia, on retrouve le Lago Tajamar, un lac artificiel jésuite datant de 1659. El Tajamar, signifiant barrage en espagnol, est le plus ancien barrage artificiel de la province de Córdoba. Ce lac s’est rempli grâce à deux ruisseaux : le Chicamtoltina et le Caocamilin. À sa création, il est déclaré au patrimoine mondial de l’UNESCO. Son but : faciliter l’irrigation des différents vergers de la région et le fonctionnement de deux moulins hydrauliques.



Reloj Publico
Au bout du lac, une grande horloge publique d’une hauteur de 24 m, initialement connue sous le nom de Torre del Tajamar, a été inaugurée en 1938 pour célébrer le 350e anniversaire de la ville. Ce monument est un peu le symbole du temps et de l’histoire passée au cœur de cette petite ville.
Estancia Alta Gracia
Autre édifice très important de la ville, son estancia jésuite, située entre la Plaza Solares et le Lago Tajamar, est construite en 1634, ouvre ses portes pour la première fois en 1977, puis est classé au patrimoine de l’UNESCO en l’an 2000. À gauche, un escalier vous emmène à l’entrée de l’église reconnaissable à sa façade blanche avec quelques touches de rose. Cette dernière est couronnée d’un dôme et d’un beffroi à l’arrière.
Au centre, la porte amène vers la cour centrale et l’entrée de la visite. Pour connaître les horaires de visite, il faut se rendre sur le site officiel. Le prix de la visite se fait sur donation. À l’intérieur, un joli escalier vous montre la voie pour visiter le reste de l’estancia. À l’intérieur, on retrouve une exposition d’objets anciens datant du 17e, 18e, et 19e siècle, et diverses expositions temporaires reprenant des photos de l’époque, facilement comparable avec le paysage du jour. À l’arrière, une nouvelle cour et jardin sont présents.
Museo Casa del Che
Au nord-ouest de la ville, se trouve le Museo Casa del Che. Le lieu où se trouve le musée actuellement est l’ancienne maison des parents de Guevara, maintenant utilisé pour raconter la vie d’Ernesto Guevara. Toutes les informations de prix et d’horaires sont à retrouver sur le site officiel du musée.
Ernesto Guevara, plus communément connu sous le nom de « Che » qui pourrait se traduire par « eh mec ! », reste à l’heure actuelle l’un des Argentins les plus connus du monde. Et pourtant, cette figure emblématique de la révolution cubaine dans les années 50 ne fait pas l’unanimité auprès de tout le monde. Ernesto Guevara naquit le 14 juin 1928 à Rosario et vécu ces premières années à la capitale, Buenos Aires.
Durant son enfance, il est sujet à de violentes crises d’asthme, et c’est dans les années 1930 que ses parents s’installèrent à Alta Gracia dans un climat plus sec, sous les conseils d’un médecin pour lutter contre son asthme. Au fur et à mesure des années, il affronte cette maladie, et travaille pour être un bon sportif. Il va d’ailleurs s’intéresser au rugby, et intégrer une équipe à un bon niveau. Après quelque temps, son père va le forcer à diminuer le sport par peur pour son asthme. C’est à ce moment-là qu’Ernesto va entreprendre des études de médecine en 1948.
Trois années plus tard, en 1951, c’est son vieil ami Alberto Granado qui embarque Ernesto dans son premier voyage à motocyclette. Ce voyage change beaucoup de choses dans la vision des deux hommes sur le monde, et plus particulièrement, celle de Guevara. Ce voyage le met en contact direct avec la pauvreté dans laquelle vit une grande partie de la population. Pour lui, la seule solution pour sortir les personnes de cette situation passe par la révolution.
C’est en juillet 1953 qu’il entreprend son deuxième et long périple. Son idée et objectif, traversée l’Amérique du Sud sur une vieille moto Norton. Il décide alors d’intensifier son étude du marxisme et part en direction du Guatemala, dans le but d’apprendre le travail effectué par le président Jacobo Guzman, renversé quelques mois plus tard par un coup d’état.
Peu de temps après, Guevara rejoint un mouvement révolutionnaire dirigé par Fidel Castro. En 1959, après plus de deux années de guérilla durant laquelle Ernesto devient commandant, le groupe prend le pouvoir à Cuba et renverse le dictateur Fulgencio Batista. Dans les mois qui suivent, Guevara est désigné commandant en chef de la prison de La Cabaña, et procureur d’un tribunal révolutionnaire qui exécute les opposants. Il occupe, ensuite, plusieurs postes importants dans le gouvernement cubain qui écarte les démocrates, et se rapproche d’une économie du même type que celle de l’union soviétique, et d’une politique se rapprochant du bloc de l’Est.
En 1965, après avoir dénoncé l’exploitation du tiers-monde par les deux blocs de la guerre froide, il disparaît de la vie politique et souhaite étendre la révolution et ses convictions en dehors de Cuba. Il se rend d’abord au Congo-Leopoldville, sans succès, avant de partir en Bolivie, où il sera capturé puis exécuté par l’armée bolivienne entraînée et guidée par la CIA en 1967.
Après sa mort, Ernesto « Che » Guevara devient une icône des différents mouvements révolutionnaire et populaires, mais fait l’objet de controverses au vu des potentielles exécutions d’innocent durant ces années de collaboration avec Fidel Castro.
Alta Gracia fait partie des villes un peu oubliée pendant les voyages, on pense souvent aux plus grandes villes et lieux les plus touristiques, il est bon de se perdre autour et de découvrir ses petites merveilles.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Damien, je suis Travel planner et le créateur de l’entreprise Du rêve aux souvenirs.
Signe astro : Voyageur – Ascendant : Backpacker – Film préféré : Into the Wild #clichéduvoyageur
J’ai décidé de tout plaquer pour suivre la passion du voyage qui m’anime depuis maintenant plus de 8 ans.
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